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28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 19:04
Premier aperçu de l'installation en cours

Premier aperçu de l'installation en cours

L'herbier  contemporain  et le jardin nomade de Pascal Levaillant au Musée Flaubert à Rouen de mai à octobre 2019

Eloge de la diversité

Eloge de la vertu des plantes et de la botanique

Eloge de la nature en ville

 

Dates des rencontres et des visites guidées avec l'artiste :

le mardi 14 mai de 14h30 à 16h30

le samedi 18 mai de 17h30 à 23h00 (nuit des musées)

le vendredi 7 juin de 14h30 à 16h30 (rendez-vous aux jardins)

le vendredi 28 juin de 14h30 à 16h30

le jeudi 19 septembre  de 14h30 à 16h30

le mardi 1er octobre de 14h30 à 16h30

le vendredi 11 octobre de 14h30 à 16h30

"herbier chromatique au Musée Flaubert" extrait

"herbier chromatique au Musée Flaubert" extrait

Descriptif de l'évenement

Descriptif de l'évenement

Du cabinet de curiosité au jardin nomade

 

Collection contemporaine d'histoire naturelle

artificiala et naturalia

 

 

 

 « Il a la démarche d’un explorateur. Il explore la Normandie en long, en large et en travers. Pascal Levaillant, Carnet d’un explorateur normand, jardin nomade et trésors de mer.»

Vincent Chicot, avril 2017, Les Jardins suspendus du Havre

 

Au jardin de la Maison des Champs, Musée Pierre Corneille-Petit-Couronne. Un jardin nomade, un herbier contemporain

« Pascal Levaillant s’est plu à réinventer ce lieu où s’expriment la poésie et l’imagination. Dans ce jardin historique où s’enracinent des végétaux séculaires, il fait jardin en mouvement, sans racine, aux lignes éphémères. L’artiste recompose le paysage et lui donne une signification symbolique personnelle, chargé d’un attachement très fort pour son territoire, qu’il sillonne sur les pas de ses grands auteurs.

La magie de la rencontre et du partage s’opère autour de ses installations par le récit sensible qu’il nous fait de nos paysages familiers, bords de Seine, campagne normande.

Une rencontre avec un « conteur du paysage », qui annonce le nouveau souffle que la Réunion des Musées Métropolitains souhaite donner à cette belle maison d’écrivain. »

Sylvain Amic, Directeur de la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie, 2017

 

Pascal Levaillant

 

 

 

Pascal Levaillant ou la "3e génération d'herbier"

 

"Comment collecter, sécher et conserver, notamment en termes de volumes, différentes espèces de végétaux ? Jean-Jacques Rousseau en rêvait, Pascal Levaillant l’a fait ! Inventeur d’une forme inédite d’herbier, l’artiste est en résidence depuis deux ans au château, pour y glaner feuilles, fruits, graines, cosses, gousses, écailles 

Sa passion pour la collecte remonte à l'enfance. Elle s'enrichit quelques années plus tard d'une dimension naturaliste lorsque , éducateur spécialisé, il encadre un stagiaire qui travaille sur l'éducation par la nature. En 2004, il découvre Briare avec le "le minéral et le végétal enchevêtrés, des perles enfilées sur des racines d'arbres, des rebuts de nature mêlés à des tesselles de mosaïque". Cette nature, dans ce milieu industriel et de friche, destructurée, est un "déclencheur pour ramasser encore plus, dans des lieux improbables".
Son intérêt pour la mosaïque et 
les cairns l’amènent à entreprendre un vaste périple à pied dans la vallée de la Seine. Mais plus sa collection augmente, plus il est confronté au problème de stockage.

Lui vient l’idée d’utiliser le tamis, outil idéal pour cribler la nature qui peut non seulement contenir 2 litres de matières, mais permet aussi  une ventilation efficace et un séchage lent qui déshydratent, durcissent et fossilisent le végétal. 
​Pascal Levaillant vient de "créer"un nouveau d'herbier :  un festival en  3D de couleurs, odeurs, saveurs. "Mon herbier contemporain dans mon jardin nomade est avant tout artistique et s’inscrit dans la mouvance du Land Art.”

Parmi les lieux remarquables qu’il herborise, le château de La Roche-Guyon l'a accueilli en résidence en 2017. Une fois par trimestre et saison, Pascal a  arpenté durant quatre heures  le potager et le Jardin anglais, se laissant surprendre et séduire par les paysages aménagés pour la rêverie et la quantité d’espèces peu ordinaires dans un bois ou sur les coteaux de Seine. Il a eu une nouvelle fois carte blanche dès janvier 2019.  La récolte du château viendra étoffer ses 250 tamis et ses 400 ressources déjà existantes. Avec qui sait, un jour, une présentation spéciale des espèces du château?

 

Céline Allais, site du château de la Roche-Guyon, janvier 2019

 

 

Pascal Levaillant, land artiste, mosaïste, plasticien, sculpteur, artiste-botaniste, assembleur…
Né à Rouen en 1957, travaille et vit à Yvetot 

"Plasticien avant tout, rien n'échappe à l'intérêt manifesté tous azimuts par Pascal LEVAILLANT. Dans les différents salons et expositions où il a la courtoisie de venir, se remarquent toujours ses oeuvres en bois flottés et de mosaïque. Au cours de ses cheminements, il en ponctue le parcours avec imagination et singularité par la grâce de ses fameux et fugaces C.A.I.R.Ns, œuvres d'équilibre et constructions artistiques incorporant des roches naturelles qui intriguent tant les promeneurs, sculptures spontanées et hélas éphémères que prolongent ses étranges bois flottés, également issus de la nature et du "Land Art" que l'artiste déploie tout autant aux bords de mer qu'en montagne.
Ces bois déchus, Pascal LEVAILLANT les fait revivre sous forme de bestiaire singulier et de compositions extraordinaires, complétées de peinture et de mosaïque.
Et cette mosaïque qui lui est particulièrement chère, l'artiste y dépose son talent de peintre revu par un matériau plein de lumière et de couleurs. En effet, au gré de sa vocation de peintre et de sculpteur, la mosaïque d'art permet aussi à ce cauchois d'Yvetot de remettre à sa juste valeur un art multiséculaire en utilisant avec hardiesse et intelligence ces petits pavés multicolores comme une palette radieuse et contemporaine se pliant aux désirs de l'artiste.
C'est qu'il est étonnant et talentueux, Pascal LEVAILLANT en créant de véritables tableaux dont la composition évoque les pixels informatiques. Rien ne retient l'enthousiasme et la volonté de ce créateur et il n'est qu'à voir pour s'en convaincre sa surprenante carte géographique de la Vallée de Seine, aux repères multicolores répartis avec fidélité en six panneaux qui exaltent les couleurs de la nature.
Mais c'est également sans compter les hommages d'un réalisme lumineux que l'artiste voue à certains visages célèbres et aux variations chromatiques de la cathédrale de Rouen. "

www.art-culture-france.com, critique André Ruellan, critique d’art, 2014.

 

"Le 15 octobre 2017, le Jardin Nomade de Pascal Levaillant, installé depuis mi-mai au Musée Pierre Corneille de Petit-Couronne (Seine-Maritime) ira orner d'autres paysages. Derniers jours pour profiter de cette exposition botanique [...] S'inspirant de Rousseau, Flaubert ou Sand, Pascal Levaillant cultive depuis toujours et avec ardeur l'art de la promenade et de la botanique... Le Jardin Nomade du musée Pierre Corneille s'inscrit dans un théâtre de verdure, où la nature est mise en scène à travers les collections de Pascal Levaillant."

29 septembre 2017, http://www.tendanceouest.com/actualite-245095-derniers-jours-du-jardin-nomade-au-musee-pierre-corneille-de-petit-couronne.html

 

 « Voici un artiste original qui compose des paysages avec des mosaïques. Cet amoureux de son territoire arpente les chemins, le long des falaises et des valleuses, à la recherche du paysage idéal. Ensuite son imaginaire prend le relais et ses mains transposent ce que ses yeux ont découvert. »

La WebTv du Département de Seine-Maritime, 2009

 

« L'art a le pouvoir singulier de nous apprendre à connaître le monde dans lequel nous vivons un monde si proche de nous que nous ne le voyons pas. »

in: Le site et le paysage, Anne Cauquelin, QUADRIGE / PUF, Paris, 2002

 

Du pavillon Flaubert à Croisset

Du pavillon Flaubert à Croisset

 

Anne Cauquelin définit par jardin nomade (2): « ici le statut du jardin enraciné est complétement laissé de côté…/… renonçant à l’enracinement, à l’habitus et à l’humus, le jardin plaide pour l’inessentiel, pour une antidéfinition, pour le décor, en somme pour le théâtre. On peut interpréter cette forme de jardin comme « art contemporain » en référence à l’éphémère, au processus action ou de la loi de l’occasionnel » « Le jardin arrive tout fait et le nomadiste le dépose chez vous, l’espace d’une fête, d’une réception. » Ce jardin prend la forme d’une installation car ici il est question de la matière de l’œuvre comme le souligne Anne Cauquelin (.3) : « Elle est hybride, métissage et tissage de tous les supports les plus variés entrainant des catégories inédites de dispositifs. Du temps de l’installation : « il est éphémère (pas question de durer et d’installer l’œuvre dans une éternité d’art) » « Du lieu et de l’importance du lieu dans la réflexion et la pratique de l’installation » (1)

 

Concept d’Anne Cauquelin auteur du " petit traité du jardin ordinaire" et de l'invention du paysage ", " le site et la paysage" (2) Anne Cauquelin, Petit traité du Jardin ordinaire, Manuels Payot, Paris, 2003, p. 140-141 (3) Anne Cauquelin, Petit traité du Jardin ordinaire, Manuels Payot, Paris, 2003, p. 126-128

un exemple de jardin nomade de Pascal Levaillant

un exemple de jardin nomade de Pascal Levaillant

Nature au crible

 

Pour installer mes collections d’histoire naturelle, j’ai décidé d'opter pour le tamis  car son usage  est efficace comme outil de criblage indispensable aux activités des métiers du bâtiment, voire même des métiers de la boulangerie et des minoteries, de la confiserie, de l’archéologie…

Afin d’éliminer les petits parasites que les végétaux, coquillage et minéraux abritent, secouer les matières dans un tamis les libère des insectes, des minuscules araignées et de tout autre corps étranger résidant dans ces ressources  sélectionnées sur l’arbre, sur la plante ou au sol, dans les laisses de mer, dans la terre, l’humus, le sable…  Ainsi stockées dans ce contenant qui lui servent de séchoir, ces matières nettoyées résistent admirablement à l'usure du temps.

La première précaution prise est la suivante" où que j'envisage des cueillettes et dehors des endroits où s'appliquent les droits de bris et de varech, je demande une autorisation préalable aux autorités administratives ou scientifiques. 
Je limite au maximum la récolte à au plus 1,5l par végétal (fruit, graine, algue...) et privilégiant une cueillette raisonnée et raisonnable sur plusieurs saisons.
Je me tiens au respect des interdictions ou des recommandations des cellules  de protection du littoral ou de l'ONF, INRA, Conseils Départementaux, des propriétaires des parcs et jardins privés ou publics concernant l'interdiction de cueillette de certains végétaux.
Ne pouvant selon mon concept me limiter à un seul échantillon représentatif, j'opère sur plusieurs sites en sur plusieurs années.
Je sectionne plutôt que j'arrache afin de limiter l'impact sur le milieu ou la colonie.
Puis je m'applique à recourir à la prise de vue photographique si l'interdiction est totale sur un site ce qui peut remplacer en toute protection du milieu, une récolte.

Je porte en principe un gilet de couleur  et un chapeau afin de me distinguer des promeneurs.
Je porte sur moi l'autorisation d'herborisation. 

Je préviens toujours peu avant ma venue l'administration, les gardiens, les jardiniers des parcs et jardins  présents ou non sur suite.

 

C’est donc en zone littorale, sur les berges de la Seine, en bordure des chemins et des talus de la Seine Maritime à la Manche en passant par l’Eure, le Calvados et l’Orne que cette collection s’est étoffée. D’autres ressources l’enrichissent, de la Bretagne au Quercy,  des hauts de France à l’Alsace, de l’Ain à  Paris.

En 2015, j’ai opté pour intituler cette  première recherche artistique : herbier contemporain

Cette collection a une valeur sensorielle puisqu’elle associe les cinq sens :

Le toucher à l'exception de certaines matières toxiques

La vue puisque l’oeuvre se découvre de près, de loin

L’odorat puisque ces essences végétales sont par nature olfactives

Le goût puisque certains contenus (noix, noisettes, baies, herbes sont connus pour leur valeur gustative) à l'exception de certaines ressources pouvant contenir des poisons ou des substances toxiques et dangereuses

L’ouïe puisque qu’agitées ces ressources produisent des sons (coques, gousses, lanternes, graines…)

 

C’est  en proximité de la Normandie que j’ai choisi de constituer l’ossature de cette collection contemporaine d'histoire naturelle artificiala et naturalia. A ce titre  la Normandie est une région exceptionnelle au fort potentiel environnemental, écologique et aux patrimoines naturels remarquables  de la Baie du Mont St Michel aux portes de la Baie de Somme. Dans un premier temps j’ai focalisé mon exploration sur la Seine normande, sur la côte d’Albâtre et le pays de Caux de là où je viens.

araucaria

araucaria

Vallée de la Seine, Canteleu, Croisset, coteaux de la Seine

Sur les pas de Flaubert

 

« Car tout existe dans la nature, donc tout est légitime, tout est plastique »  Gustave Flaubert, L’éducation sentimentale.

 

 « La nature n'est belle que pour qui sait la voir, preuve que tout dépend du subjectif  »

Carnets de Flaubert 1859

 

« L’application trop exact du vrai nuit à la beauté et la préoccupation de la beauté empêche le vrai, cependant sans idéal pas de vrai  - L’art d’ailleurs, ne traite que la vraisemblance. Mais la vraisemblance dépend de qui l’observe, est une chose relative, passagère »

Flaubert - Bouvard et Pécuchet.

 

Flaubert et George Sand avait un goût prononcé pour la botanique dont ils évoquent leur pratique commune lors des séjours de George Sans à Croisset : 

 

« En 1867, elle écrit à Flaubert : « Je prends un bain de botanique, je me porte comme un charme, je bois de la botanique » et, en 1872, au même Flaubert : « Ce que j’aimerais, ce serait de me livrer absolument à la botanique, ce serait pour moi le paradis sur la terre »»

 

Sand à Croisset, 24-26 mai 1868

« Lundi, 25 mai : Croisset. Temps superbe. On déjeune et on va en voiture à Saint-Georges, par une cavée charmante au milieu des bois. Des tas de fleurs partout : le géranium purpureum superbe ; des polygalas, une  scrophulaire. Le Saint-Georges, ancienne abbaye romane très belle ; salle de chapitre très conservée. On va à Duclair, où on laisse reposer les chevaux, et on revient par Canteleu où je monte sur le siège pour voir le   pays admirable. La descente, enchantée. »

Flaubert  dans son œuvre a de nombreuses reprises cité des espèces végétales rendant compte de la diversité de la flore tout en la mettant en lien avec la nature humaine, avec les émotions, les sentiments, les humeurs éprouvés par ses personnages.

 

Sand à Croisset, 28-30 Août 1866 

« Mercredi, 29 août : Nous partons à onze heures par le bateau à vapeur, avec Mme Flaubert, sa nièce, son amie, Mme Vasse (9), et la fille de celle-ci, Mme de la Chaussée. Nous allons à La Bouille (10). Un temps affreux, pluie et vent. Mais je reste dehors à regarder l’eau qui est superbe. Et les rives idem. À La Bouille, on reste dix minutes, et on revient, avec la barre, ou le flot, ou le Mascaret, raz-de-marée On est rentré à une heure. On fait du feu, on se sèche, on prend du thé. Je repars avec Flaubert pour faire le tour de sa propriété, jardin, terrasses, verger, potager, ferme, citadelle, une vieille maison de bois bien curieuse qui lui sert de cellier, – la Sente de Moïse (11). La vue d’en haut sur la Seine, le verger, abri excellent tout en haut, le terrain sec et blanc au-dessus, tout charmant, très poétique. Je m’habille ; on dîne très bien. Je joue aux cartes avec les deux vieilles dames. Je cause ensuite avec Flaubert et je me couche à deux heures. Excellent lit ; on dort bien. Mais je retousse ; mon rhume est mécontent : tant pis pour lui. »

In :  George Sand à Croisset et Flaubert à Nohant, George Sand à Croisset et Flaubert à Nohant, http://www.amis-flaubert-maupassant.fr/article-bulletins/008_023/

 

Sand à Croisset, 3-10 novembre 1866

« Lundi, 5 novembre : Toujours un temps délicieux. Après déjeuner, nous allons nous promener. J’entraîne Gustave qui est héroïque (23). Il s’habille et il me conduit à Canteleu ; c’est à deux pas, en haut de la côte. Quel adorable pays, quelle douce, large et belle vue ! Je rapporte une charge de polypiers de silex (24) ; il n’y a que de ça ! Nous rentrons à trois heures. »

In : George Sand à Croisset et Flaubert à Nohant, George Sand à Croisset et Flaubert à Nohant, http://www.amis-flaubert-maupassant.fr/article-bulletins/008_02  3/

L'herbier  contemporain  et le jardin nomade de Pascal Levaillant au Musée Flaubert à Rouen de mai à octobre 2019

En 2014, la relecture des oeuvres de Flaubert m’a replongé avec délectation dans ses récits, dans ses références botaniques, dans l’ambiance de ses décors bucoliques, champêtres. C’est ainsi qu’est né mon désir de collecter dans un premier jardin : le jardin du Pavillon Flaubert à Croisset sur la commune de Canteleu, domaine patrimonial géré et entretenu par la Ville de Rouen (Bibliothèque)

Flaubert fut passionné de botanique tenait-il cela de son grand-père, Nicolas Flaubert Le Cadet qui avait réalisé un Herbier (ou « Jardin sec ») en 1778, aujourd’hui à la bibliothèque municipale de Rouen

Au cours de l’année scolaire 1835-1836, en classe de quatrième, et Flaubert ne manquera pas de le rappeler en 1857 à Ernest Feydeau auquel il écrira : « … j’ai eu un prix en botanique. Le sujet de la composition était l’histoire des champignons.

 

Il fit l’acquisition des plaques de l’herbier dit de Jean Jacques Rousseau. George Sand (5) son amie réalisa elle aussi un herbier et passait son temps à herboriser :

« En 1867, elle écrit à Flaubert : « Je prends un bain de botanique, je me porte comme un charme, je bois de la botanique » et, en 1872, au même Flaubert : « Ce que j’aimerais, ce serait de me livrer absolument à la botanique, ce serait pour moi le paradis sur la terre ».

SAND À CROISSET, 24-26 mai 1868

 

« Lundi, 25 mai : Croisset. Temps superbe. On déjeune et on va en voiture à Saint-Georges (45), par une cavée charmante au milieu des bois. Des tas de fleurs partout : le géranium purpureum superbe ; des polygalas, une scrophulaire. Le Saint-Georges, ancienne abbaye romane très belle ; salle de chapitre très conservée. On va à Duclair (46), où on laisse reposer les chevaux, et on revient par Canteleu où je monte sur le siège pour voir le pays admirable. La descente, enchantée. »

Depuis je continue dans le parc de l’abbaye de Jumièges dont Aloys Aubertin décrit dans son fascicule :

« Que dans une boucle de la vallée de la Seine, entre Rouen et Le Havre, s’élèvent dans un cadre de verdure qui tempère leur austérité, les ruines de l’abbaye de Jumièges », dans le parc et jardin du château du Taillis à Duclair et dans le parc exceptionnel du château d’Acquigny, riche de 5000 spécimens répertoriés en botanique.

Ainsi la nature et moi c’est une « histoire naturelle » qui s’est toujours avérée un espace de liberté, un refuge, un tremplin vers la créativité et cela depuis ma prime jeunesse.

Pour autant je ne suis pas un botaniste, un herboriste, un spécialiste en jardinage mais par le biais de la poésie, l’art je conserve le goût de la collection par la composition de cet herbier contemporain, jardin nomade.

(5) http://revestou.fr/pages/140-ecrivains-et-artistes-la-botanique-dans-loeuvre-de-george-sand-fr.php

 

 

« Une herborisation est une promenade ou une excursion faite pour effectuer la collecte de spécimens végétaux intéressants, notamment en vue de constituer un herbier. » - définition -

 

 

L'herbier  contemporain  et le jardin nomade de Pascal Levaillant au Musée Flaubert à Rouen de mai à octobre 2019

Autres sites herborisés ou

en cours d’herborisation

 

« Quel océan de verdure ! L'air y est âpre et froid, le soleil brille.

 C'est exquis et fort. Voilà un pays ! »

Gustave Flaubert le 28 septembre 1877, carnet de voyage à propos de Domfront. ​​

 

- au domaine de Courboyer, Parc Naturel Régional du Perche (Orne)

- au domaine de Villarceaux (Val d'Oise)

- au domaine du Haras National du Pin  (Orne)

- au domaine d’Harcourt  (Eure)  

- au domaine de la Roche-Guyon (Val d'Oise)

- au domaine de la ferme du Cotentin à Sainte-Mère-l’Eglise (Orne)

 

- aux Jardins du Luxembourg (Paris)

- aux Jardins Suspendus du Havre (Seine Maritime)

 

- au jardin de la Fondation Claude Monet à Giverny (Eure)

- au jardin de l’île de Tatihou (Manche)

- au jardin de la maison Jacques Prévert à Omonville-la-Petite (Manche)

- au jardin  en hommage à Jacques Prévert à St Germain-des-Vaux (Manche)

- au jardin de la Maison natale de JF Millet à Gréville-Hague (Manche)

- au Jardin des Plantes de Rouen (Seine Maritime)

- au Jardin des Plantes d’Avranches (Manche)

- au Jardin des Plantes de Caen (Calvados)

- au Jardin des Plantes de Coutances (Manche)

- au jardin des explorateurs (collectage) et de Stangalard (photographies au jardin du Conservatoire National) à Brest (Finistère)

- au jardin du Pavillon Flaubert à Croisset  (Seine Maritime)

- au Jardin Le Gall à Paris 13ème (Paris)

- au jardin H. Le Sidaner à Gerberoy (Oise)

- au jardin des ifs à Gerberoy (Oise)

- au jardin du musée Gustave Flaubert et d’Histoire de la médecine à Rouen (Seine Maritime)

- au jardin du Musée Pierre Corneille à Petit-Couronne et dans le jardin de la commune (Seine Maritime)

- au jardin du Musée de l’Art Religieux à Sées (Orne)

- au jardin du Conseil Départemental de l’Orne à Alençon (Orne)

- au jardin du Brûle - Herchies (Oise)

- au jardin du Bourg - Anneville en Saire (Manche)

- au jardin des promenades d’Alençon (Orne)

- au jardin des Archives Départementales de l’Orne à Alençon (Orne)

- au jardin de la buissonnière à Yvetot (Seine Maritime)

- au jardin de la Ville de Grand-Couronne dont celui du presbytère (Seine Maritime)

- au jardin de l’ESPE de Mont St Aignan (Seine Maritime)

- au jardin d’Art et d’Essai de Normanville (Seine Maritime)

- au jardin de Bellenau (Manche)

- au jardin de Montebello de la Ville de Cherbourg ( Manche)

 

- au parc historique de Chaumont-sur-Loire (Région Centre Val de Loire)

- au Parc du Thabor à Rennes (Ile et Vilaine)

- au parc du château d’Etelan (Seine Maritime)

- au parc du Palais d’Argentré à Sées (Orne)

- au parc de l’Orangerie à Strasbourg Bas-Rhin)

- au parc de Champagne à Reims (Marne)

- au parc Botanique de Clères (Seine Maritime)

- au parc Rousseau à Ermenonville (Oise)

- au parc de l’abbaye de Jumièges, Département de Seine Maritime

- au parc du château d’Ecouen (Val d'Oise) 

- au parc du château d'Acquigny  (Eure)

- au parc du Centre d'Art Contemporain de St Pierre-de-Varengeville en Seine Maritime

- au parc Emmanuel Liais de la Ville de Cherbourg ( Manche)

- aux parcs de la Ville de Nonancourt (Eure)

- au parc du château le Tertre à Savigny (Orne)

- au parc du château de Flamanville (Manche)

- au Parc Barré de la Ferté-Macé (Orne)

- au parc du château du Taillis à Duclair (Seine Maritime)

- au parc du château de Troissereux  (Oise)

- au parc de l’abbaye du Valasse (Seine Maritime)

- au parc et jardins du château de Vandrimare

- au parc et jardin du monastère de Thibermont près de Dieppe (Seine Maritime)

- au parc de Mont Cauvaire (A.M.E.R.) (Seine Maritime)

- au Parc du Catillon à Barentin (Seine Maritime)

 

- au potager du Clos masure du Manoir du Fay à Yvetot (Seine Maritime)

- au clos masure de Thérouldeville (Seine Maritime)

- au site de la Roche d’Oêtre (Orne)

- au site de la Fosse d'Arthour (Orne-Manche)

- à l’arboretum de la forêt de Canteleu

- à l’arboretum du Bellou (Calvados)

- aux remparts de la Ville de St Lô (Manche)

- au Centre abbé Pierre - Emmaüs à Esteville

- à la base nautique et de  loisirs de Mesnil-sous-Jumièges

- à l’arboretum des zones humides à Alençon (Orne)

- aux prairies en bordure de la Sarthe à Alençon  (Orne)

- dans un parc privé d’une propriété entre Pavilly et Barentin (Seine Maritime)

- à Allouville-Bellefosse (Chêne millénaire) (Seine Maritime)

- à proximité des arbres remarquables recensés par Gadeau de Kerville en Normandie dans les départements de Seine Maritime, Eure, Orne, Calvados et Manche

 

- sur les berges de la Seine, de la Loire,  de l'Allier, du Beuvron, de la Charentonne, de  l'Ain, de la Vire, de l'Orne, du Lot, du Rhône, de l'Eure,  de la Garonne...

- dans la campagne du Pays de Caux en bordure des chemins, 

- en forêt de Jumièges et de Mesnil-sous-Jumièges, de Brotonne, de Roumare

- sur le littoral de la Manche, de la Mer du Nord  et de l'Océan  Atlantique

 

L'herbier  contemporain  et le jardin nomade de Pascal Levaillant au Musée Flaubert à Rouen de mai à octobre 2019

Bâtons de fumigation

Installation intra-muros par Pascal Levaillant

réalisée  avec les plantes présentes dans le jardin du Musée Flaubert et de l’Histoire de la Médecine à Rouen

 

Le terme « fumigation » est utilisé pour définir un processus d’assainissement, de purification d’un lieu, par la fumée. Il peut être pris dans un sens matériel aussi bien que spirituel. Autrefois réservés aux lieux sacrés lors de certains rituels, encens et bâtons de fumigation sont aujourd’hui utilisés avec efficacité dans les maisons pour parfumer une pièce… Un bâton de fumigation consiste en une brassée d’herbes spéciales, tassée de façon très dense. Une fois allumé, le bâton dégage des volutes de fumée. 

https://www.signesetsens.com/parapsy-les-batons-de-fumigation.html

 

"L'utilisation rituelle de la fumée des plantes remonte à l'ère préhistorique et est encore utilisée de nos jours dans le monde entier, comme technique de «purification» de l'esprit. Brûler des plantes et des résines à des fins médicinales et spirituelles – appelé «la purification par la fumigation » - est une pratique ancestrale chez les peuples autochtones partout dans le monde -https://www.comptoirdesameriques.ch/herbes-et-encens

Dans les livres de pharmacopée des XVIIIe et XIXe siècles conservés dans la bibliothèque du musée ce type de bâtons n’est pas évoqué, on y trouve des procédés plus élaborés comme les clous fumants. Les baies de genièvre étaient très utilisées, concassées et mêlées à des charbons ardents notamment pour assainir l’air des salles de malades, mais également pour soulager les rhumatismes.

Inventaire herbier contemporain pour le jardin nomade : éléments présentés dans les 36 tamis

 

Tilleul cupules (Tilia)

3 lin (paille) (linum usitatissimum)

3 Araucaria (écailles, graines et tiges) (araucaria)

Hêtre cosse et hêtre faine (Fagus sylvatica)
Laurier sauce fruit (Laurus nobilis)
Lierre feuilles (Hereda lelix)
Charme samare (Carpinus)
2 If feuillage (Taxus baccata)

Rosier cynorhodons (Rosa)
Thuya de Chine - Platycladus orientalis (L.) Franco
Houx fragon feuilles et tiges (Ruscus aculeatus)
Hibiscus fruit
Sureau bois (Sambucus)
Buis feuillage (Buxus)
 
1 Buis graine (Buxus)
1 Robinier (Robinia pseudoacacia)
 
1 Millepertuis graines (Hypericum)
1 Gingko  Biloba feuilles
1 Pavot (papaver)
1 Mahonia 
1 Pastel des teinturiers (Isatis tinctoria)
 
1 Rhododendron

1 Sabot de cheval (Amadou)

1 Bambou (Bambusoideae)

 

Bâton de fumigation :

Melissa officinalis,

Mentha spicata

Salvia officinalis

Isatis tinctoria

Laurus nobilis

Saponaire

Jasmin

Ruta graveolens

Lin

Hupericum perforatum

Rubia tinctorum

Tanacetum panthenium

Leonurus cardiaca

graines du buis - 2019

graines du buis - 2019

L'herbier  contemporain  et le jardin nomade de Pascal Levaillant au Musée Flaubert à Rouen de mai à octobre 2019
Rencontre et échanges avec l'artiste botaniste Pascal Levaillant qui lira quelques textes sur le thème Flaubert et la botanique.Durée : 30 min, à 19h et 20h30.
 
"La nature dicte la forme" - Pascal levaillant 2008. Lentement, les ...... au jardin du musée Gustave Flaubert et d'Histoire de la médecine à Rouen. - au jardin du ...
 
Visite guidée de l'exposition Herbier chromatique de Pascal Levaillant. Visite guidée de ... Musée Flaubert et d'Histoire de la Médecine. 51 rue Lecat, 76000 ...
Musée Flaubert et d'Histoire de la Médecine ... and exchanges with the artist botanist Pascal Levaillant who will read some texts on theme Flaubert and botany.
Visite guidée de l'exposition Herbier chromatique de Pascal Levaillant Musée Flaubert et d'Histoire de la médecine Rouen 18 mai 2019. le samedi 18 mai à ...
Rendez-vous pour l'exposition Visite Guidée De L'exposition Herbier Chromatique De Pascal Levaillant, présentée au public au Musée Flaubert Et D'histoire.
18 sept. 2018 - Du 7 mai au 16 octobre 2019 : Exposition de l'artiste botaniste Pascal Levaillant. Les tamis de son herbier contemporain seront installés sur la ...
À partir de 19h, visites commentées des collections et de l'exposition Herbier chromatique de Pascal Levaillant. ... Musée Flaubert et d'Histoire de la Médecine
Jardin nomade et herbier contemporain de Pascal Levaillant L'artiste botaniste normand installe les tamis de son ... Musée Flaubert et d'Histoire de la Médecine

 

 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 

 

 
 

 

 

 

 

 

Graines de buis printanières

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  • : Le blog de Pascal Levaillant artiste seinomarin
  • : ce blog a vocation de compléter par des articles et documents visuels mes pratiques artistiques (elles sont multiples)l
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