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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 06:30

Art végétal 

Land art

et  

[aire végétale]

 

installations et oeuvres en cours.

 

Porte feuiilles aire vegetale Detail 2 Levaillant 2012 300

 

 

Art Végétal  & Land Art [Aire végétale]


Aujourd’hui  on nous dit que la biodiversité est menacée,  que la disparition d’espèces végétales est dramatique, que la déforestation est galopante et anarchique, que la sécheresse  gagne du terrain sur de nouveaux territoires.


Qu’en sera-t-il  vraiment si  ces phénomènes ne sont pas suffisamment contrôlés et régulés ?


Evoquer le règne végétal revient à se préoccuper  aujourd’hui de la sauvegarde des espèces et pas seulement de l’exploitation outrancière à  seuls fins alimentaires ou de profit.

La terre est nourricière, source d’énergie, refuge du monde animal et humain.


Sans eau, sans végétal et minéral que serions-nous ?


L’homme doit repenser pour les générations futures,  la gestion de la biodiversité, des éco systèmes, de l’environnement, du développement durable, des matières premières et des ressources naturelles.

 


En dehors et en parallèle de ces problématiques qui nous touchent dès à présent  l’art est une alternative à ces préoccupations matérielles, alimentaires, environnementales, politiques  au niveau planétaire.

 

Feuilles a petits carreaux on canvas aire vegetale Levailla

Les problèmes environnementaux sont multiples et tout autant que les démarches artistiques liés à l’environnement dans le lequel œuvre l’artiste.


C’est par l’angle du Land art que j’approche l’art du végétal, démarche  complémentaire à l’art du minéral, le C.A.I.R.N. [Construction Artistique Incorporant des Roches Naturelles"]

Créer avec et au sein du règne végétal est une expérience, un acte innovant et artistique qui s’exprime depuis ma prime enfance et qui  n’a cesse d’évoluer. En effet, au fil du temps,  je continue d’entretenir un rapport intime  avec la nature, dans la nature.


Je puise dans ce règne végétal un élan, une source d’inspiration qui rend le végétal  motif, matériau, matière, support pour la création.


Le végétal offre en effet une diversité infinie, une mosaïque de couleurs sans limite à l’égal de l’infinie  richesse des tonalités trouvées dans la nature à l’état naturel.

La création artistique s’impose au gré des balades, des collectages, des collections de feuilles, feuillages, bois, textiles, matières, fibres…

Ces  formes et structures végétales (aires végétales) s’installent en pleine nature ou dans des endroits  inédits et propices à leur installation (monuments, décors naturels)… et conservés par le biais de la prise de vue photographique.

Le végétal est devenu pour moi un médium  qui me rapproche sans cesse  de la nature.

 

Depuis longtemps philosophes et artistes ont compris l’imbrication de la nature et de l’art.


Aristote a eu cette formule : « l’art imite la nature ».

Cette formule donna naissance à la « Mimésis ».

Zeuxis fut un peintre qui marqua les esprits tant la vraisemblance de ses raisins peints trompait les oiseaux venant les picorer en vain. Il est dit que plus tard la « Mimésis »  a influencé le système pictural occidental de la Renaissance au XIXème siècle. Même si cette doctrine a dominé  l’histoire de l’art pendant cette période, elle a été  pour autant condamnée  dès  l’antiquité puis par Léonard de Vinci et Albrecht Dürer.


Aline  Rutily, dans l’ouvrage « ESTHETIQUE ET ENVIRONNEMENT », évoque l’idée, que Dürer et Vinci affirmaient dans leurs peintures, que le peintre trouve en lui-même les « idées intérieures » qui sont à l’origine de la création artistique.

D’autres  détracteurs  de la « Mimésis » tels Hegel ou Eugène Delacroix soutiennent  que «  l’art est un processus mental et que le modèle est  intérieur. »

Selon  Hegel « de nature essentiellement spirituelle, l’œuvre d’art est l’expression de la subjectivité et des sentiments de l’artiste »


Cependant  la question de l’imitation  suscite encore un vif intérêt de  nos jours : Exposition « Copier-Créer », 1993, Musée du Louvre in « ESTHETIQUE ET ENVIRONNEMENT, p12.

 

Entre ces époques et ces mouvements de l’histoire de l’art, Arcimboldo (1530-1593) peintre maniériste italien, connu pour ses portraits composés de végétaux ou de minéraux a toujours attiré ma curiosité.

Aline Rutily souligne encore que depuis  Whistler et Turner, la subjectivité de l’artiste est à l’honneur. Pour Oscar Wilde dit-elle, « personne avant le XIXème siècle, n’a prêté aux paysages londoniens noyés de brume la moindre valeur esthétique ».C’est ce que diront plus tard d’une autre façon certains critiques d’art  d’ « impression, soleil levant » de Monet (Impression, soleil levant est un tableau peint en 1872 par Claude Monet.)


Aline  Rutily, in « ESTHETIQUE ET ENVIRONNEMENT, p19, à propos de l’œuvre d’art contemporaine et de son rapport à l’environnement, soutient, citant  Catherine Millet in : l’Art contemporain en France Flammarion (1987), « qu’on a pu même parler de « mutation » de la peinture et de la sculpture en installations.


« Des  collages cubistes ou surréalistes aux installations de Patrick Saytour ou d’Edouard Kienhollz, en passant par les ready-made de Duchamp ou le Combine-Painting de Robert Rauschenberg, l’œuvre comporte de plus en plus d’objets, de matériaux que l’artiste contemporain emprunte à son environnement immédiat et qu’il détourne à des fins esthétiques. » Aline  Rutily, in « ESTHETIQUE ET ENVIRONNEMENT, p19

 

 

Le texte suivant de  Michel  de Certeau  a éclairé la portée de mon élan artistique pour mieux le comprendre:

 

« La raison technicienne croit savoir comment organiser au mieux les choses et les gens, assignant à chacun une place, un rôle, des produits à consommer.
Mais l’homme ordinaire se soustrait en silence à cette conformation.
Il invente le quotidien grâce aux arts de faire, ruses subtiles, tactiques de résistance par lesquelles il détourne les objets et les codes, se réapproprie l’espace et l’usage à sa façon »
Michel de Certeau – L’invention du quotidien 1. Arts de faire, nouvelle édition établie et présentée par Luce Giard. Editions Gallimard, Paris, 1990.


Aline Rutily  in ESTHETIQUE ET ENVIRONNEMENT,  p22. : « L’œuvre éphémère inscrite dans le paysage a acquis un statut de nouvelle forme d’art, comme média autonome dans le champ des arts plastiques. L’idée, héritée des romantiques, que   la nature est en elle-même une œuvre d’art conduit ces artistes à donner à voir un signe minimal de leur intervention comme, par exemple, une simple ligne tracée sur le sol »


C’est lors des premières installations, interventions éphémères d’artistes dans le paysage, au cours des années 60, que les « Earth-workers » ont quitté les espaces clos, les musées pour œuvrer en pleine nature, in situ.

Plus récemment des artistes contemporains ont revisité le végétal en l’introduisant dans leurs œuvres de Land Art par des installations en pleine nature, minimalistes ou monumentales.


Le végétal est alors  détourné, manipulé, déplacé, combiné dans son environnement naturel ou dans des lieux insolites dédiés à des installations.


De l’œuvre éphémère  minimale inscrite dans le paysage, ou du « paysage ready made » des créateurs démiurges en land art  aux jardins d’artistes , cette nouvelle lecture des éléments du monde végétal  a inspiré Andy Glodsworthy, Nils-Udo, Bob Verschueren, Richard Long, Richard Shiling et les français  Gilles Bruni, Marc Babarit depuis les années 60 en bien d’autres de leurs contemporains  depuis.


Incorporer le végétal dans la création est aujourd’hui plus qu’un mouvement. C’est devenu une démarche artistique contemporaine  y compris par  d’autres médiums et médias tels  la photographie, l’architecture, les arts décoratifs,  le paysage végétal, les jardins, la vidéo…

 


L’artiste devient créateur d’espaces…  en cela j’aime ancrer mes œuvres au cœur des lieux de vie des hommes mais aussi et surtout à l’écart des lieux de vie des hommes dans des espaces naturels (forêt- rive et plage des rivières et des fleuves, littoral …) qu’ils délaissent pour la plupart  au profit de ses déambulations en ville, en milieu urbain.

 


tapis essences vegetales Buis aire vegetale Levaillant 2012tapis essences vegetales erable de Montpellier aire vegetaltapis essences vegetales Houx aire vegetale Levaillant 2012

 

 

 

 

Land art - Aire végétale - C.A.I.R.N - Installation © Levaillant 2012

Mouvement FRIENDS © Levaillant 2012 : Formes, Roches Installations Elémentaires Naturelles De Seinemaritime

 

 

 

 

 

 

Lectures – repères bibliographiques :


ESTHETIQUE ET ENVIRONNEMENT,  Aline Rutily, Nathan pédagogie, éditions Nathan 1994

Ribon Michel, l’Art et la nature , Hatier, Paris, février 1988

Ferrier Jean-Louis, l’Aventure de l’art au XXème siècle, Chêne-Hachette, Paris, Octobre 1988

Pelissier Alain, Du Paysage, CNAC, magazine n°44, Centre Georges-Pompidou, Paris, mars-mai 1988

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 20:36

Rentrée littéraire 2012

les 15 et 16 septembre 2012

Yvetot

Seine Maritime

Haute Normandie

France

 


Pascal Levaillant

est

l'un des 9 artistes plasticiens

de Seine Maritime

en balades généalogiques

de

Dominique Carpentier

 et d' Eric Mardoc

(A.R.C.E.I.N)

 

 

Couverture-du-livre-DC-et-EM.JPG

 

 

Comme chacun sait,  septembre rime avec rentrée littéraire.


Les 15 et 16 septembre  à Yvetot, A.R.C.E.I.N , l’Association de Recherche, Communication et Edition d’Intérêt Normand  présente son quatrième volet de ses balades généalogiques consacré aux « artistes plasticiens » de Seine Maritime.

 

Dans le cadre des journées du Patrimoine, Dominique Carpentier et Eric Mardoc, membres de l’A.R.C.E.I.N, co-auteurs de l’ouvrage vous invitent à découvrir leurs nouvelles balades généalogiques.

 

Déjà en 2009 ils étaient partis en balades généalogiques avec d’illustres seinomarins :

Raymond Mensire, Georges Bizet, Jean Borotra, Bourvil, Isaac Dumont de Bostaquet, Victor Boucher, Albert Glatigny, Narcisse Guilbert, Constant Lecoeur, Gaston Lenôtre, Jehan Leprovremoyne, Eugène Noel, Jacques Ferny, Le Colonel Trupel, Louis Vieillot, Jean claude Leclerc.

 

En mai 2010 ce fut avec les sportifs de Seine Maritime :

Pierre Giffard, Paul Duboc, Jacques Anquetil, Cyril Bos, Bernard Antoinette, Just Fontaine, Daniel Pierre, Jean Paul Villain, Rnné Duhamel, Bernard Monnereau, Christine Caron, Sylvain Paillette, Frédéric Forte, David Douillet, Philippe nEtancelin, Jean Luc Thérier, Henri Péquet, Paul Vatine.

 

En juin 2011, ils avaient présenté d’autres sportifs de Seine Maritime en balades généalogiques 2 :

Pierre de Coubertin, Grégory Anquetil, Stéphane Barré, Michel Béchet, Alain Blondel, Jean-Louis Buron, Joseph Caulle, Anne Marie Colchen, Jacques Lunis, Jacqueline Mazeas, Micheline Ostermeyer, Daniel Guignant, Guy Leprince, Sebastien Levicq, Auguste Mallet, Christian Migraine, Emmanuel Petit, Christophe Profit.

 

L’Association A.R.C.E.I.N.  a  pour objet la promotion de la culture et du patrimoine normands et toutes activités connexes dont l’histoire locale, la généalogie, la démographie…


Pour ce quatrième volet,  ils ont retenu 9 artistes plasticiens de Seine Maritime aux origines cauchoises :

Yves Bouffigny

Roger Courtois

Roger Douville

Sylvie Cabal-Fauvel

Pascal Levaillant

Jean Marie Petithon

Claude Troxler

Joel Roquigny

Murielle Vissault

 

Ainsi je vais avoir le plaisir de côtoyer  

l’univers de ces huit autres artistes que je connais bien pour la plupart.


J’ai pu déjà exposer avec Yves Bouffigny, Roger Courtois, Jean Marie Petithon, Claude Troxler , Joel Roquigny et Murielle Vissault.


 

Le 15 et 16 septembre, je serai en exposition à la Cafétéria des vikings. Une occasion surtout de venir à la rencontre des auteurs de cet ouvrage lors des journées du patrimoine.


Un atelier de généalogie  sera proposé au public le samedi et dimanche de 10h à 11h.

Dédicaces le  samedi et dimanche de 11h à 12h par les auteurs.


Ouverture au public le samedi 15 septembre de 9h à 12h et de 14h à 17h30 ainsi que le dimanche de 9h à 12h et de 14h à 17h30.

 

 

Contact ARCEIN

06 27 21 09 47

ou

arcein@orange.fr

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 09:15

Exposition à CATUS (Lot) 

Office de tourisme


Traces & Empreintes


avec


Levaillant

Faurie

Gay 

Michailof 

Robion 

Rival 

Elkébir


Du 16 juillet au 30 juillet 2012


affiche2012Catus

 

La galerie de l'Angle (Paris)

la galerie CIMAISE  de Figeac


 exposent à l'Office de Tourisme

Salle Lagaspie

CATUS (Lot)

Entrée libre

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 07:01

Siméon Levaillant - Photographe

 

"Cabanes de vignes - l'éloge d'un paysage"

Exposition au Parc naturel régional de la Montagne de Reims de 36 photographies de Siméon Levaillant

du 28 juin au 11 novembre 2012

Maison du Parc

Pourcy

www.parc-montagnedereims.fr/

 

affiche_expo_PNR-Reims_S-Levaillant_low.jpg


 En avant première et en  coulisses de cette exposition:

Mon carnet d'impressions - Hors série n°1

 

 Notes et Carnets d'impressions de Pascal Levaillant.

 

"Regards croisés" avec d'autres artistes, mosaïstes, peintres, plasticiens, performers, installateurs, sculpteurs, musiciens, photographes, vidéastes, cinéastes, écrivains, graveurs, maîtres verriers ...  26 juin 2012.

 

Crédits photos: Pascal Levaillant et Siméon Levaillant avec son aimable autorisation, tous droits réservés et reproduction interdite sans l'accord de l'auteur.

 

 

Avec l'aimable participation et contribution de Siméon Levaillant

juin 2012.


Je vous invite à consulter le site du Photographe

www.simeonlevaillant.com/

www.architecture-photographique.com/

 

 

 

Cabanes de vignes

L’éloge d’un paysage

Photographies de Siméon Levaillant

Carnet d’impressions de Pascal Levaillant - Hors série©Levaillant 2012

 

        A l’initiative du Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims, cette exposition a été conçue en partenariat avec la Villa Bissinger [Institut International des Vins de Champagne], La Marne- Conseil Général, la Région Champagne Ardenne, L’Europe s’engage en Champagne Ardenne, Coteaux, Maisons et caves en Champagne Candidature UNESCO.

 

 

affiche expo PNR-Reims S-Levaillant low

Siméon Levaillant

 


Du 28 juin au 11 novembre 2012

le Parc Naturel Régional de la

la Montagne de Reims présente 36 photographies originales de Siméon Levaillant.

 

Maison du Parc Naturel Régional

de la Montagne de Reims

51480 Pourcy

 

Exposition est ouverte tous les jours de 13h30 à 17h30

Entrée libre

 

Cairn-de-Cumieres-2012-fw.jpgPL (Pascal Levaillant)

 

En coulisses et en « off » de cette exposition  visible à la Maison du Parc, je vous fais partager mon regard porté sur ces loges.

Une fois n’est pas coutume, je profite de cette occasion pour faire l’éloge d’un photographe des loges: Siméon Levaillant.

 

 

Pour le Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims, il s’agit de faire connaître à un large public la singularité de ce patrimoine vernaculaire : les loges de vignes.

Loge-de-cumieres---exterieur---Levaillant-Pascal---juin-2.jpg

Loge de Cumières - PL

Loge-de-cumieres---exterieur-2-Levaillant-Pascal---juin-2.jpgPL

 

Ces habitats (cabanes) témoignent encore aujourd’hui d’une utilité révolue et de pratiques anciennes de la viticulture en Champagne.

Tels les arbres « repère » dans les vignes, ces loges ponctuent le paysage de la champagne viticole.


Loge-de-cumieres---exterieur--facade-ouest---Levaillant-.jpgPL

 

Siméon Levaillant nous offre sa perspective, son regard, son témoignage photographique sur ce patrimoine en voie de disparition.

 

Il s’agit aussi de proposer au public une restitution  audio de témoignages de vignerons ayant connu la pleine activité et la pleine utilité de ces loges « dans un passé pas si lointain » comme il est précisé sur le carton de présentation de cette exposition.

 

Loge-de-cumieres---interieur---Levaillant-Pascal---juin-2.jpgPL

 

C Baudez a produit un inventaire des paysages de la champagne viticole dans le cadre de la candidature à l’UNESCO.

 

L’auteur y recense les loges comme patrimoine majeur au même titre que les vignes, les maisons, les caves, les crayères.

(www.ameterpaysages.fr/.../Memoire_champagne_Cbaudez.pdf)

 

Je cite:

« • Les loges et les cadolles.

Les loges de vigne sont des cabanes de vignerons situées dans le vignoble. Autrefois elles permettaient aux vignerons de s’abriter lors d’orages et de se faire à manger, car ils ne pouvaient pas rentrer chez eux, la voiture n’existant pas encore. Aujourd’hui, elles ont perdu leur utilité et sont donc détruites pour être remplacées par des pieds de vigne. Par ailleurs elles sont la cible de vandalisme et de squats.

Les cadolles sont des cabanes construites en pierre sèche, dans le barséquannais. La majorité d’entre elles ne sont plus dans le vignoble (réduction des surfaces lors de la crise philloxérique). Certaines ont été rénovées et intégrées à des sentiers de découverte.

Ces cabanes sont à protéger et restaurer. Elles sont des témoins de l’histoire du vignoble. Les vignerons doivent être sensibilisés à ce patrimoine. Certains d’entre eux regrettent que leurs aïeux aient détruit ces cabanes pour planter plus de pieds de vigne, mais ils ne les ont pas reconstruites pour autant. »


 Loge de cumières - extérieur 2 Levaillant Pascal - juin 2

 

Loge-de-cumieres---interieur-2---Levaillant-Pascal---juin.jpgIntérieur loge - PL

 

Loge de cumières - intérieur 3 - Levaillant Pascal - juin
 

               Intérieur loge - tags - PL


 Loge-de-cumieres---interieur---tag1.jpgPL  Loge-de-cumieres---interieur---tag2-----Levaillant-Pascal.jpg

 

 

 

L’architecture vernaculaire remarquable des loges se définit comme une architecture utilisant des matériaux spécifiques, du terroir selon des codes esthétiques inspirés de l’architecture avoisinante.

Ces constructions propres au lieu témoignent de leur usage dorénavant révolu.

En coulisses des loges et  à une autre saison, avec Siméon nous sommes allés fin Juin, sur le terrain de ses recherches photographiques réalisées à la fin de l’hiver et au début du printemps.

En effet en été la mosaïque des paysages agricoles et viticoles est totalement différente  du paysage  printanier ou hivernal.

La Montagne de Reims offre une mosaïque et une diversité de milieux ponctués à l’horizon par les forêts, vignes et cultures.

 

Dans la « mer de vigne » les loges sont disséminées  dans les paysages de la Champagne crayeuse s’étendant à perte de vue. Elle sont situées le plus souvent perchées à mi pente au dessus des villages, à flanc des cuestas.

La forêt au sommet des cuestas culminant à 288 m d’altitude confère à ce contraste vigne-forêt une originalité spectaculaire.

Ces cabanes de vigne offrent donc de magnifiques points de vue comme celui de Cumières ou celui  de Chouilly.

 

 

Cairn de la loge champennoise fw

Loge de Saran - Chouilly - PL


   Loge de cumières - extérieur loge - Levaillant Pascal - j

  Vignes du coteau de  Cumières - PL


Si l’accès à ces loges n’est pas aisé, il faut pour s’en approcher emprunter respectueusement les chemins de vigne parfois bétonnés.

En contrebas, des villages il est insolite de distinguer de multiples  petits points blancs qui ne sont  autres que les nouveaux modes de refuge (en cas de pluie ou d’orage) des viticulteurs. 

Leurs véhicules de couleur uniformément blanche leur permettent également de se déplacer  de parcelles en parcelles .

 

 

Loge-de-Saran---Chouilly---Marne---Pascal-Levaillant--juin-.jpg

Loge de Saran - Côte blanc de Blancs

Chouilly - PL


Loge de Saran 3 - Chouilly - Marne - Pascal Levaillant juiPL


Loge-de-Saran-2---Chouilly---Marne---Pascal-Levail-copie-1.jpg

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                          La loge et le photographe - PL

 

Cette immersion en Pays de Champagne m’a permis par cette escapade impromptue de découvrir un univers insolite, pittoresque, un patrimoine oublié et délaissé du grand public  en marge du fameux territoire et terroir champenois.

 

Les loges de vignes sont encore à ce jour le témoin privilégié de la présence de l’activité ancestrale du vigneron champenois, celui-là même qui de son empreinte a façonné durablement cette terre champenoise et bien au-delà de la Montagne de Reims.

Je souscris volontiers à l’idée que ce patrimoine architectural soit protégé, sauvegardé, conservé et même reconstruit pour toutes ces raisons et pas seulement dans le seul objectif de la candidature des paysages de Champagne au Patrimoine mondial de l’UNESCO.


Pascal Levaillant  26 juin 2012

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 11:23

le C.A.I.R.N

 

[Mosaïque verticale] Land Art

  

"Le C.A.I.R.N. est une Construction Artistique Incorporant des Roches Naturelles"

.Installation © Pascal Levaillant  2012

 

...mais  pas seulement.

 

cairn-de-la-tete-au-carre---Pourville-sur-Mer--Juin-2012.jpgsur la Côte d'Albâtre

 

Mes Installations de mosaïques verticales et éphémères de galets,  les  C.A.I.R.N (s)  sont érigées un peu partout sous le territoire normand (littoral et Vallée de Seine) et ailleurs.

Dans cet art apparenté au Land Art,  les oeuvres éphémères érigées en milieu naturel  ne subsistent que par la trace photographique prise par l'artiste.

 

 

En pleine nature le cairn est une  pièce unique de mon art éphémère (Land Art) sur les berges de la Seine et sur le littoral normand.

 

A contrario des monolithes (menhirs), le C.A.I.R.N  s’apparente à  une mosaïque de pierre, verticale, toute en équilibre et  sans joint. Cet art et cette pratique ancestrale  éphémère, atypique  sont peu répandus  sauf sur le littoral (Manche- Atlantique-Baltique-Mer du Nord…) ou au sommet des montagnes.

 

Le cairn est entré dans le courant artistique du Land art [apparu à  la fin des années 1960 aux Etats Unis]


Depuis les années 60 le Land Art apparait et est devenu une tendance de l’art contemporain.

Les artistes utilisent des matériaux issus de la nature comme le bois, la terre, les pierres, la  rocher, le sable  et bien d’autres matériaux comme le bois flotté. Ils utilisent ces matériaux en les creusant, les évidant, en les sculptant, en les déplaçant dans l’espace en les répétant, en les accumulant, en les plantant dans le sol, en les habillant, en les transformant...

 

Le Land art propose une approche monumentale, minimale et conceptuelle du traitement artistique du paysage.

 

Il s’agit pour les artistes et les passionnés du Land Art d’effectuer des interventions sur ou dans le paysage  en le modifiant de manière provisoire ou durable.

 

En phase une certaine idée du respect de la nature, par mes C.A.I.R.N (s)  j’œuvre davantage sur une toute légère modification, très provisoire, des éléments sélectionnés pour leur édification car aux  marées successives,  la plupart de ces  C.A.I.R.N (s) retournent au fleuve ou à la mer par l’effet des vagues et du vent.


Plus généralement les artistes du Land Art veulent vivre un rapport intime avec la nature en proposant d’éloigner l’art des musées et des galeries.

Beaucoup d’artistes s’inspirent des sites archéologiques et sacrés.

Certains ajoutent à leurs œuvres des éléments naturels étrangers à la structure première, aux matériaux originels de l’œuvre.

 

D’autres se contentent d’utiliser les matériaux existants  tels mes  C.A.I.R.N (s) sur le lit  ou sur la rive d’un fleuve.

 

Ce mouvement dont le premier axe historique est le gigantisme  et la transformation important des lieux,  lié aux paysages américains est né dans les années 1960.


En deux mouvements distincts, je suis plus sensible adepte du  second  mouvement car plus  il est en harmonie avec la nature, moins violant [les déplacements des éléments collectés, choisis, sélectionnés se limitent à des marquages, de simples traces et empreintes du pas, d’un pied.


L’œuvre subsiste par le biais d’un film, d’une vidéo ou de photographies permettant à l’artiste, aux artistes de fixer l’œuvre et l’installation en pleine nature. Comme beaucoup d’artistes, je photographie mes œuvres en pleine nature. Mes  C.A.I.R.N (s) [œuvres  éphémères, mosaïque verticale de pierre ] sont ainsi immortalisés  pour garder la trace des œuvres.


Je construis mes C.A.I.R.N (s)  sur le littoral de la Côte d’Albâtre (Somme et Seine Maritime), le Léon, les Côtes-d’Armor (Trégor), le Finistère (Léon),  l’Ile et Vilaine (Côte d’émeraude), le Cotentin (Manche), en ville  (Rouen) ou sur les rives de la Seine mais pas seulement...(Savoie, Isère, Ain, Lot, Garonne ...)

 

cairn--de-la-balance-fw.jpgA Dieppe


cairn-de-Chateau-Gaillard-for-site.jpg

 

A Chateau Gaillard (Eure)

 

Gilles A. Tiberghien offre un aperçu des connaissances sur et autour du Land Art  dans son ouvrage « Land Art », il définit le Land Art comme une épure et l’ambition de se débarrasser de l’art du chevalet et des grands principes du modernisme et faire entrer l’art hors des musées et de le faire autrement que dans des expositions muséales.

Travailler dans la nature devient la toile, la matière, l’opus.

Quant à Jean Noël Fessy, il écrit postule que c’est « l’art dans la nature », « c’est sortir de son atelier solitaire pour aller travailler dans, en rapport et avec la nature, nature qui peut d’ailleurs très bien être urbaine »

Source in : www.artactif.com/fessy, www.artactif.com/fr/land-art.php-

A lire et à consulter ce bel ouvrage : Marc Pouyet Artistes de nature Pratiquer le Land Art, au fil des saisons Ed Plume de carottes plumedecarotte.com

 

 

 

Cairn-de--Tolosa----Pont-Neuf---Haute--Garonne----Installat.jpgA Toulouse


 

 

à propos des Cairns,de la mosaïque verticale,

de l'art éphémère, du Land Art, des Installations en pleine nature

 

[cairn, kern - inukshuk - steinmann - steenman - hermios - empilement de pierres]

 

 

           "Le C.A.I.R.N. est une Construction Artistique Incorporant des Roches Naturelles" 

        Installation © Pascal Levaillant 2012

 

 

Cairn-du-Lampy---Tarn----Installation-c-Levaillant-2012---.jpgen Montagne Noire

 

Kern-des-rapides---Ain---Levaillant-c-2011.jpg

 

Rive de l'Ain

 

 

 

Kern-des-voiles-de-la-liberte---Seine-Maritime---Levaillan.jpg

 

Rive  de la Seine

  • Si chacun se souvient du logo des J.O d'hiver de Vancouver 2010, le cairn n'est pas seulement identifié au Canada car on trouve la trace et l'usage du cairn (kern) un peu partout dans le monde. Pour rester francophone, l'origine de l'empilement de pierre proviendrait de multiples lieux et d'époques comme d'usages.

 

Dans l'antiquité, en Grêce plus précisément, on trouvait déjà des hermios (empilements de pierres) pour marquer les routes. Dans la Grêce antique Hermès ne fut-il pas le dieu des routes et des voyages.

 

En France et en Europe, on trouve également beaucoup d'empilements de pierre au sommet des montagnes ou au bord des sentiers de montagne, comme j'ai pu en voir et en ériger dans les Alpes, dans les années 60.

 

On appelle ces empilements fréquemment des cairns (en Bretagne) le plus connu dans cette région est probablement le cairn de Barnenez, j'ai vu cet édifice en 2010 lors d'un séjour en Bretagne.

Le mot cairn proviendrait de l'écossais càrn. Il désigne plusieurs types de collines ou des tas de pierres naturels. En Ecosse, l'empilement de pierre sur des collines semble être une vieille coutume. La  dite coutume voudrait que beaucoup d'écossais déposent une pierre au sommet des collines qu'ils visitent. Selon un vieux dicton : "Cuiridh mi clach air do chàm " , traduisez: " J'irai déposer une pierre sur ton cairn".

 

Le cairn pouvait avoir fonction de tombeau néolithique (Inde, Tibet, Bretagne [Barnenez]

Le tumulus et le dolmen seraient une autre forme connue de cairn (Tumulus de Gravinis  [Golfe du Morbihan], alignements et empilements à Stonehenge [UK] que j'ai visité.

D'autres cairns célèbres et imposants sont bien connus: les pyramides égyptiennes de la haute vallée du Nil ou la pyramide de Khéops.

Le menhir serait un cas particulier car  monolithe, il est en principe érigé artificiellement sur un site.

 

Eriger des cairns reste un art de faire encore vivace  et répandu même s'il est peu visible du plus grand nombre d'entre nous.: galets, pierres, blocs, rohers, cailloux  sont les matières du cain maker, du randonneur, du promeneur, de l'artiste Land Art.

 

Par cette pratique il s'agit, pour certains dont je fais partie, de défier les lois de la gravité et de la physique ou de l'équilibre.


S'agit-il de représenter l'immortalité de l'homme du fait de son court passage sur terre?

S'agit-il encore de marquer son passage sur un itinéraire?

S'agit-il d'une pratique qui constitue un lien social sur un territoire donné et qui perpétue la coutume écossaise ?

 

En ce qui me concerne mes cairns  érigés en pleine nature, ils sont les pièces uniques  de mon art éphémère (Land Art) mis en scène  sur les berges de la Seine, de l'Eure, sur le littoral normand de la Côte d'Albâtre,  celle du Cotentin, en Bretagne sur les côtes de l'Île est Vilaine, du Pays du Trégor, du Léon en Finistère, sur les rives des rivières et des cours d'eau du Lot, de l'Ain, de l'Isère, la Garonne...

 

Kern-des-bulles-de-Grenoble----Isere----Levaillant-c-2011.jpgA Grenoble

 kern-du-Lot--Lot---Levaillant-c-2011.jpg Dans le Lot

 

Kerns-du-Landin---Eure---Levaillant-c-2011.jpgRive de la Seine


A contrario des monolithes (menhirs), le cairn s'apparente à une mosaïque de pierre verticale, toute en équilibre dénouée de joint..

De cet art et  de cette pratique ancestrale  s'érige  une installation  plus ou moins éphémère car elle se trouve éprouvée par le jusant ou le flux, par le vent, la pluie, le courant d'air, la montée des eaux...le temps, l'emprise du temps.

 

Le cairn  est entré comme discipline artistique dans le Land Art, au cours  des années 60 au USA.

Le Land Art est devenu une tendance de l'art contemporain à part entière.

Les artistes utilisent des matériaux issus de la nature comme le bois, la terre, les pierres, le rocher, le sable et biens d'autres matériaux naturels.

 

Les artistes  du Land Art utilisent ces matériaux en les creusant, en les évidant, en les sculptant, en les déplaçant dans l'espace, en les répétant, en les accumulant, en les plantant et en les fichant dans le sol, en les habillant, en les transformant...

En cela je dirai que le CAIRN  est une Construction Artistique Imitant  les Rochers Naturels.

 

Le Land Art propose une approche monumentale, minimale et conceptuelle du traitement artistique du paysage.

En phase avec une certaine idée du respect de la nature depuis mon plus jeune âge, par mes CAIRNS, j'œuvre davantage sur une toute légère modification, très provisoire, des éléments sélectionnés pour l'édification du kern. En effet en raison des marées, des flux, reflux la plupart de ces installations éphémères retournent naturellement au fleuve ou à la mer par les seuls effets de l'eau ou du vent.

Plus généralement les artistes du Land Art veulent vivre et opérer un rapport intime avec la nature en proposant d'éloigner l'art des musées et des galeries.

Beauoup s'inspirent des sites archéologiques et sacrés, certains ajoutent à leurs oeuvres des éléments naturels étrangers à la structure première, aux matériaux originels de l'oeuvre.

Pour ma part, j'utilise seulement les matériaux existants pour mes .

A contrario de mes installations en pleine nature, le premier axe historique  fut le gigantisme lié aux paysages américains et la transformation important de ces lieux, dans les années 60.

 

 

Gilles A. Tiberghien offre un aperçu des connaissances sur et autour du Land Art dans son ouvrage « Land Art », il définit le Land Art comme une épure et l’ambition de se débarrasser de l’art du chevalet et des grands principes du modernisme et faire entrer l’art hors des musées et de le faire autrement que dans des expositions muséales.

 

Travailler dans la nature devient la toile, la matière, l’opus.

 

Jean Noël Fessy postule que c’est « l’art dans la nature », « c’est sortir de son atelier solitaire pour aller travailler dans, en rapport et avec la nature, nature qui peut d’ailleurs très bien être urbaine »

 

Source in :

www.artactif.com/fessy,

 www.artactif.com/fr/land-art.php-

 

Je suis  beaucoup plus sensible à la démarche qui privilégie le  respect de la nature  car le Land Art est à ce stade, plus en harmonie avec la nature et moins violant pour l'environnement naturel [Les déplacements des éléments collectés, choisis, sélectionnés se limitent à de simples  marquages, de simples traces ou empreintes du pas, de pieds]

L'œuvre subsiste par le biais du film, de la  vidéo ou de la  photographie [prise de vue] permettant ainsi à l'artiste de fixer durablement l'nstallation réalisée en pleine nature.

En cela le Land Art s'apparente  au courant d'art  et au mouvement des impressionnistes, eux aussi très en symbiose avec la nature et  peignant en pleine nature.

 Par la photographie, mes installations sont immortalisées et visibles sur d'autres médiums et médias.

 

 

 

Force est de constater,  l'existence d'écrits  et de documents sur ce sujet   ou à consulter sur le Net est peu abondante:

Ce qui m'a conduit à consulter quelques documents.

 

Voici les liens de quelques artistes:

 

http://www.davidstricker.ch/

Oeuvres d'art en Plein air, Andy Goldsworthy

http://nicolas.wintz.nw.pagesperso-orange.fr

Clémence Renaud – Elizaveta Konovalova : CAIRNS - ArtéMédia

www.artactif.com/fessy

www.artactif.com/fr/land-art.php-

www.richardshilling.co.uk/ 

 

Ouvrages:

 

 

 

  • Hervé Le Tellier. Inukshuk, l'homme debout. Bordeaux : Castor astral, 1999. (roman)
  • Mike Ulmer. The Gift of the Inuksuk. Chelsea : Sleeping Bear Press, 2004. (littérature jeunesse)
  • Gérard Moncomble. Inukshuk, le garçon de pierre. Milan jeunesse (Terre de couleurs), 2004.  (littérature jeunesse)

     

  • Marc Pouyet - Artistes de nature Pratiquer le Land Art, au fil des saisons Ed Plume de carotte

    www.plumedecarotte.com/

     

     

Je remercie ces auteurs pour ce collectage de données qui restent à approfondir.

 

librenecessite.over-blog.com/article-empillements-de-pierres,

fr.wikipedia.org/wiki/Inukshuk,  

Empilement de pierres - Martouf

 

 

 

Cairn-Spark-du-canal-du-midi---Seuil-de-Naurouze----Aude---.jpg

 

Naurouze

 

 

Cairns-du-petit-nuage---Plateau-de-Beille---Ariege----Insta.jpg

Plataeu de Beille

 

cairn-du-marais-de-Bardouville-FW.jpg

En Seine

 

 

cairn-Horizon-Normandie-for-site.jpg

 

Chateau Gaillard

 

 

Je ne manquerai pas de compléter ces références bibliographiques au fur et à mesure de mes lectures et de mes découvertes

PS: Vous pouvez aussi m'adresser de nouveaux liens et d'autres  références à des ouvrages si vous le voulez, cela nous permettra d'enrichir nos connaissances.


Merci

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 06:37

2006!

-

Naissance d'une mouvance [ Bois flotté - mosaïque]

-

Article de Pascal Levaillant, artiste mosaïste d'art

© Levaillant 2012

 

 

Avant 2006, hors du champ de l'art du bois flotté, à ma connaissance il y avait peu ou prou de sculptures-mosaïque dans le monde de l'art hormis quelques pièces isolées ici ou là installées en extérieur et  jamais rencontées (à ma connaissance) jusque-là  dans les expositions et les salons.


Au gré de mes randonnées sur le littoral haut-normand,  la rencontre  entre galets et bois flotté pris corps et naissance par un collectage de matières et  par cette  première oeuvre:


L'heure bleue © Levaillant 2006

 conception mars 2006

exposée au festival Jazz and Toiles

« la Boite à Toiles » Yvetot (76190)

les 30-31 et 1er mai 2006


 

l-heure-bleue--Sculpture-mosaique--et-bois-flotte--2008-Pas.jpg2006 - ma première oeuvre Bois flotté-mosaïque

 

En effet en  2005,  l’idée de la sculpture-mosaïque  m’est venue après avoir vu que ces formes de bois flottés trouvés échoués sur le littoral de la côte d’Albâtre pouvaient évoquer des abstractions, des formes humaines ou animales, à bien les regarder... (comme chacun d'entre-nous a pu l'observer en regardant les nuages dans le ciel)

 

Dans un second après avoir œuvré « l’heure bleue »,  j’ai adopté la posture du chercheur de bois flotté à l’image du chercheur d’or.


"la nature dicte la forme"


Lentement, les éléments érodent la matière qui se transforme, le sculpteur, quant à lui, interprète la structure: il l’évide, il l’épure et enfin il  la pare de tesselles de verre  tel le styliste.


Ainsi le concept du bestiaire m’est venue de la forme d’une écorce d’arbre ainsi est né l’éléphant-loup.

Puis vint le tigre préhistorique, le minotaure, le chaméléon et récemment le loup vert. 

De ces formes étonnantes et surprenantes à l’état brut  sont nées mes « Bêtes de Seine »

loup vert 002b

 


 

 En 2010,   j’ai  développé  la mosaïque sur chronoxyle. 

  

Des chronoxyles charriés par le fleuve arrivent à s’emprisonner sur les berges de la Seine surtout lors des grandes marées d’équinoxe.


Ainsi piégés ces monoxyles  de bois flottés redeviennent  de  potentiels « bois mort »  au contact de l’air libre.  

Ils trouvent une autre vocation  en tant qu’œuvre artistique dès lors que je les sculpte et que je les « mosaïque » par la technique du champlevé et du méplat.


Le Champlevé


Le champlevé  est un terme de métier qui consiste à pratiquer une rainure dans une pièce le plus souvent du métal  comme en orfèvrerie. Cela revient à abaisser le champ d’une pièce afin de pouvoir y incruster une autre pièce, en l’occurrence ici  par mon intervention, des tesselles de verre ou des smalts vénitiens.

 

(Le champlevé proviendrait de l'art  et du savoir-faire celte.)

J’évide,  je creuse  des motifs que je remplis de mosaïque de verre coupée, ajustée tout en jouant avec les couleurs sans pour autant systématiquement  composer avec les  oppositions  de pleins et  de creux.

vitrail et mosaique sculpture mosaique 2011 Pascal Levaill

 


Aujourd’hui  en 2012, force est de constater que beaucoup d’artisans, d’artistes utilisent  récemment du bois flotté comme je peux le constater via la "toile".

en revanche en  2008 et 2010,   j'ai fait la connaissance d'Olivier Perret, mosaïste d'art (à Chartres 2008 et à Rouen  en 2010 et 2011 (Salon des Artistes Indépendants Normands) où je l'avais invité à venir présenter une  de ses oeuvres,  et de Troxler, plasticien (Salon des Artistes Indépendants Normands de Rouen en 2010 - 2011 et 2012 ) artiste normand qui inclut des pierres et autres matières à ses oeuvres.

 

Olivier Perret: 0pmosaik.monsite-orange.fr/

Troxler: www.art-troxler.com/

 


A propos de l'art du bois flotté.


Le bois flotté devient  non plus un déchet à retirer des cours d’eau comme une nuisance même si sa prolifération est à canaliser, mais davantage une pièce de bois à part entière offerte à la création artistique, à la sculpture à l’installation en pleine nature dans les paysage  des villes, villes d’eau... (Arles, Evian, Chaumont sur Loire…  )

 

Hannah Arendt  dans La condition de l’homme moderne: 


« Le monde est un ouvrage d'art (au sens des arts et métiers), c'est-à-dire un environnement matériel stable, incarné dans des objets durables qui sont les produits de l'ingéniosité humaine; et c'est cet environnement qui est, selon Arendt, la destination des œuvres d'art (au sens des Beaux-arts).

Ainsi, le monde n’est pas la société. Le monde est un environnement culturel caractérisé non seulement par des symboles et des règles, selon le critère proposé par Lévi-Strauss, mais par des productions matérielles durables : des objets. L'être humain produit des choses «qu'on ne rencontre pas dans la nature». «Le monde est lié aux productions humaines, aux objets fabriqués de main d'homme, ainsi qu'aux relations qui existent entre ses habitants» précise Hannah Arendt dans La Condition de l'homme moderne. Mais le concept de monde n'est pas synonyme de culture au sens courant du terme, car une culture est liée à une société particulière alors que le monde dont parle Arendt est commun à tous les hommes. Il n’est pas relatif à une société particulière. Il a l’universalité de la nature.

En opposant le monde humain à la nature et en associant l'art exclusivement au monde humain, Hannah Arendt rend au moins justice à la vocation de l'art, qui est d'abord, comme l'a fortement souligné Gilson, de «faire». Cela exclut-il la possibilité qu'une chose naturelle puisse être esthétiquement évaluable ? Non.

Mais le bois flotté, la pierre, le coquillage, promus au rang d'œuvres d'art supposent au moins cette intervention humaine minimale par laquelle l'objet sélectionné est en quelque sorte arraché à la nature et introduit dans le monde humain où il est présenté à l'évaluation esthétique.

Les œuvres d'art, dit Arendt, sont «les plus mondaines des choses». «Mondaine» ne veut pas dire ici «relatif à la bonne société» («people», futile); «mondaine» ne veut pas dire non plus «qui appartient au monde entier» («mondial» au sens de la mondialisation). L'œuvre d'art est «mondaine» parce qu'elle est faite pour le «monde» au sens défini plus haut: l'environnement culturel et matériel durable, façonné de main d'homme et qui crée le lien humain de génération en génération.

Si elle est faite «pour le monde», l’oeuvre a bien une finalité, celle d'être au monde. Mais elle n'a pas de fonctionnalité. L'œuvre d'art n'a strictement aucune fonction : ni celle de décorer, ni celle d'enseigner l'histoire, ni celle d'éduquer moralement, ni celle de témoigner, ni même celle d'exprimer les sentiments ou la vision du monde de l'artiste. Toute tentation de trouver une fonction à l'art est une dérive utilitariste. La seule finalité de l'art est d'être là, d'exister dans le monde. C'est ce qu'affirme très clairement Arendt dans cet autre extrait de La Crise de la culture:

«On fait des grandes œuvres d'art un usage tout aussi déplacé quand elles servent les fins de l'éducation ou de la perfection personnelles, que lorsqu'elles servent quelque autre fin que ce soit. Ce peut être aussi utile, aussi légitime de regarder un tableau en vue de parfaire sa connaissance d'une période donnée, qu'il est utile et légitime d'utiliser une peinture pour boucher un trou dans un mur. Dans les deux cas, on utilise l'objet d'art à des fins secondes.»

Source  in : Hannah Arendt. L'art, le temps et l'utilité

www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/.../art/.../arendt/temextx1.ht...


 

Sculptures  et œuvres de bois flotté

Quelques sculptures faites de bois flotté ont été construit sur les plages ou les vasières.

-       Au Kullaberg, la Suède, Lars Vilke créé une œuvre d'art Nimis bois de flottage dans l'année 1980. Cette sculpture et deux autres ont conduit à la déclaration de Ladonia tant que nation indépendante.

-       Heather Jansch - Sculptor - Driftwood - Bronze in www.heatherjansch.com/ -

-       Sculptures ont été créées sur le Emeryville, en Californie vasière et marais de San Francisco Bay dans la fin des années 1960.

-       des sculptures de bois flotté ont été exposées dans la Chapelle Sainte-Anne d ' Arles (France)

A ma connaissance, la première sculpture collective en bois flottés a été édifiée au centre de la chapelle Ste Anne de la ville d’Arles (France) par les visiteurs de l’exposition "Marcher dans le pas des glaneurs" organisée par "A Flots perdus", couple d’artistes arlésiens, en mars 2008.

« Construite avec des morceaux de bois flotté posés en équilibre, cette représentation de la "Bête des marais des Launes a atteint deux mètres de hauteur et de trois mètres cinquante de longueur, le dernier jour de l’exposition. Le 18 mars 2008, elle a été démontée et les bois flottés ont été remis au Rhône pour respecter le cycle de la nature et remercier le fleuve pour sa prodigalité. Source. La Provence du 15 mars 2008.
* La deuxième sculpture collective en bois flottés a été édifiée au centre de la chapelle Ste Anne de la ville d’Arles (France) par les visiteurs de l’exposition "Marcher dans le pas des glaneurs – 2eme édition" organisée par "A Flots perdus", couple d’artistes arlésiens,et Pierre Milhau en février 2010. Construite avec des morceaux de bois flotté posés en équilibre, cette représentation de la "Bête des marais des Launes a atteint deux mètres cinquante de hauteur et cinq mètres cinquante de longueur, le dernier jour de l’exposition. Le 17 février 2010, elle a été démontée et les bois flottés ont été remis au Rhône pour respecter le cycle de la nature et remercier le fleuve pour sa prodigalité. »

Source. La Provence du 14 février 2010. via Petite histoire du bois flotté | Jeanne-Marie Créations

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 23:15

 

LEVAILLANT

Mosaïques en [scène]
Du 4 au 28 Juin 2012


Galerie [Championnet]
Paris [Seine]
  

affiche-championnet-2012-copie-2.jpg

 

carton-invitation-championnet-juin-2012---3.jpg

 

Transfert d'Atelier

 

Levaillant, Mosaïste d’art

à la Galerie Championnet

Paris [Seine]

 

vous invite à son

"transfert d'atelier"

avec une démo sur ses créations en cours
vendredi 15 juin de 14h00 à 18h00

 

au 12 villa Championnet

75018 PARIS

  

(au niveau du 198 rue Championnet)
Métro ligne 13, station Guy Môquet,

bus 31, arrêt Vauvenargues,

Périphérique Porte de Saint Ouen

 

 

Retrouvez-nous sur

www.championnet-carrelages.com/

www.pascallevaillant.com

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 18:17

Pascal Levaillant, artiste mosaïste d'art

au  

62ème Salon de Peinture 

de la Palette Cantilienne

 

Canteleu

Seine Maritime 

Haute Normandie  France 

du 13 mai au 27 mai  2012

à l'Espace culturel

François Mitterand

 

Michel Cavenet

Président de la Palette Cantilienne


Christophe Bouillon

Député-Maire de Canteleu


 

Annie Le Brun

Adjointe chargée de la culture, du patrimoine et de la jeunesse


Le Conseil Municipal


ont eu le plaisir aujourd'hui d'ouvrir la 62ème édition

à l'Espace François Mitterand

 

 

L'invité d'honneur est

Thibault Mazire

 

 

 

 

 

 

J'y présente trois oeuvres

dont

la Mosaïque de la Forêt de Brotonne

 

Pixel-Artmosaic Levaillant 2011

 

mosaique de la forêt de Brotonne 2010 300 dpi

 

 


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 08:31

Pascal Levaillant, artiste mosaïste d'art

au 22ème Salon de Peinture et de Sculpture de la vallée du Cailly 

  Maromme 

Seine Maritime - Haute Normandie - France -

du 19 mai au 3 juin 2012

 

amazone---Levaillant-2012.jpgJ'y présente trois oeuvres

dont

[méandres Caiaué]

Amazonas

série traces, empreintes et passages

mosaïque Levaillant 2012

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 21:10

Pascal Levaillant, Artiste mosaïste d'art

Denis Pottier, sculpteur

Joel Roquigny, plasticien

Gerard Deshayes, graveur sur inox


présentent


l'exposition


"Quatre univers"


Sotteville-sur-Mer

du 5 au 28 mai 2012


SOTTEVILLE SUR MER - QUATRE UNIVERS

Conception affiche

Jean-François Patte

 

 

 

Dominique Chauvel,

 

Maire de Sotteville-sur-Mer

le Conseil Municipal

vous invitent au

vernissage de l'exposition

le 5 mai à 17h30

 

Salle des fêtes "la Bergerie" RD68

 

Ouverture au public

Samedi Dimanche et fériés

du 5 au 28 mai 2012

de 15h à 18h

Entrée libre

 


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  • Le blog de Pascal Levaillant artiste seinomarin
  • : ce blog a vocation de compléter par des articles et documents visuels mes pratiques artistiques (elles sont multiples)l
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